Quelle démocratie?

Voici un petit texte trouvé sur un forum:

La démocratie [...] est restée le régime des quelconques du Suffrage Universel. Jamais l'addition de mille médiocres n'a produit une intelligence mille fois accrue. Dès l'instant où le destin de l'Etat dépend de la bêtise, des humeurs ou des appétits égoïstes du plus grand nombre, il ne peut que cahoter entre les décisions mesquines ou sordides. Il doit inéluctablement finir par culbuter.

Reconnaître bruyamment au peuple toutes les formes de la plus haute lucidité politique est de la lâcheté. Cent problèmes, pourtant simples, échappent souvent à son analyse. Il ne parvient pas à les saisir. Quant aux problèmes capitaux, celui de l'avenir des grandes communautés humaines, celui de l'organisation de l'énorme machine politique de chaque pays, celui de ses gigantesques problèmes économiques et sociaux, celui de sa vie culturelle et spirituelle, le premier minus habens venu pourrait, à en croire les embobelineurs démocratiques, tout décider là-dessus, engager tout à ce propos, rien qu'à tracer une croix ou à noircir un trou blanc sur un bulletin de vote !

L'affirmer au peuple, le flatter bassement par ce vulgaire mensonge, c'est se moquer de lui. Une telle mission universelle est tout à fait en dehors de sa portée, est au-dessus de ses forces.

Cela ne veut dire nullement que le destin des peuples doive être mené en dehors des peuples et, surtout, contre les peuples. Un pays, c'est avant tout le peuple qui y vit. Ce dernier doit être intimement mêlé à la vie collective de la nation, à son développement, à la qualité de son rayonnement. Mais mêlé honnêtement sans qu'on le flatte et qu'on le roule. Ce sont les meilleurs qui doivent guider les peuples. Les meilleurs, ou mieux encore, le meilleur. Car en tout, même dans une basse-cour, dans un vol d'oiseaux migrateurs, il y a un guide.

# Posté le vendredi 25 mai 2007 12:41

Tous à la Jeanne !

Tous à la Jeanne !
Jeanne d'Arc ne croyait pas à la naissance spontanée de l'ordre. Elle pensait déjà ce que devait nous enseigner La Tour du Pin plus tard : pour imposer un ordre, il faut une autorité et, en France, ce ne peut être que le sceptre, le glaive, et la main de justice du Roi.Elle n'a pas ameuté les paysans de son village : elle est allée trouver le seigneur du pays. Encore s'est-elle gardée de le convier à lever la jeunesse du Bar et des provinces voisines : son sens de l'ordre est tel qu'elle, a volé droit au sommet! Point de chef, point de peuple ! Point de Roi, point de France ! Comme il n'y a point de roi, elle en fera un.
Aussi la personnalité politique de la France ne s'est-elle réalisée pleinement, avec ordre et progrès, capitalisant ses acquisitions, que sous la direction du Roi. En s'adressant au droit héritier des Capet, c'est au ” moyen ” classique et normal qu'avait eu recours Jeanne d'Arc.

Jeanne d'Arc réussit à rétablir le royaume sans se fier le moins du monde à la révolution, ni à l'indiscipline populaire, ni à l'insurrection individuelle

Mais de nos jours, rien de pareil : par un fou paradoxe, c'est la constitution légale qui autorise et même ordonne le choc des passions et des intérêts humains s'acharnant à disputer un fauteuil ou un poste, mouvement perpétuel de remise en question. Mal périodique de l'élection, qu'elle nomme le Bien, et qui, sous prétexte de tout renouveler, gâche tout !

Les principes estimés les plus salutaires, ceux que les royalistes contemporains recommandent comme sûrement adaptés à une monarchie réinstaurée du XXIe siècle, ont été connus, adoptés, pratiqués par la restauratrice du XVe siècle.

Il s'en suit que, dans tous les développements de sa mission temporelle, Jeanne d'Arc a pratiqué et enseigné une politique d'Action française.

Est-ce la simple harmonie préétablie des intelligences ? Ou leur filiation morale ? Les Camelots du Roi qui, entre 1904 et 1908, prirent l'initiative du grand retour à l'hommage à l'héroïne en imposèrent la célébration dans les rues pavoisées et fleuries de toutes nos villes. Ceux qui livrèrent de longues batailles et firent de longs jours de prison (10 000 jours) pour cet amour de la Sainte de la Patrie furent les hommes de l'Action française.

Hier comme aujourd'hui écoutons l'enseignement de Jeanne d'Arc : restaurons la France par le Roi.

Et parce que nous devons l'hommage à Jeanne d'Arc aux royalistes, allons le lui rendre avec ces derniers le 13 mai 2007 !



Dimanche 13 mai 2007
Rendez-vous à 9h30
A l'angle de la rue Royale et de la rue Saint Honoré

# Posté le mardi 01 mai 2007 12:50

Rendez vous sur le forum de l'Armée Royale et Catholique

Rendez vous sur le forum de l'Armée Royale et Catholique
Confrérie des partisans d'un retour à la monarchie, nous sommes les soldats du Roi, nous ne jurons que par l'honneur de retrouver un jour notre chère Patrie abandonnée...la France.

http://aroca.forumactif.fr/

# Posté le mardi 01 mai 2007 12:47

Le souverainisme, une idée d'avenir, par Aymeric Chauprade

Intervention d'Aymeric CHAUPRADE

Université d'été du Souverainisme

Lamoura, 7 septembre 2003





Imaginez que votre travail consiste à comprendre les relations internationales.

Imaginez que chaque jour vous mesurez le poids de la géographie, le poids des peuples, des cultures, des religions, des réalités de puissance.

Que partout vous ne voyez que des peuples entrer dans l'histoire par la souveraineté, des peuples qui résistent pour conserver leur souveraineté, des Etats qui défendent leurs intérêts et leurs valeurs.

Qu'il n'y a jamais eu autant d'Etats, et de peuples cherchant à obtenir une souveraineté étatique ; 40 Etats au début du XX e siècle, près de 200 aujourd'hui.

Que tous les Etats multinationaux, ou impériaux, à la différence des Etats nation, sont en décomposition depuis le début du XX e siècle, les Empires coloniaux, l'Empire soviétique, la Yougoslavie, que les minorités ethniques du grand Empire des Chinois Han relèvent la tête...

Que les Etats-Unis eux n'appartiennent à aucune organisation où ils ne disposeraient pas d'un droit de veto ; qu'ils mènent une politique de souveraineté absolue. Comme l'Inde, la Russie, la Chine, et comme la quasi totalité des Etats du monde.

Que l'histoire regardée sur le temps long vous montre que ce que l'on appelle mondialisation n'est que la n-ième répétition d'un mouvement d'intégration mené sous l'égide de la superpuissance du moment, de Rome jusqu'aux Etats Unis en passant par les grands empires coloniaux.

Que partout, sauf en Europe, sauf dans l'Union européenne, les coopérations régionales, préservent les souverainetés nationales, qu'elles se font en mode inter étatique, à géométrie variable, par groupe d'intérêts, avec une flexibilité qui assure l'efficacité de la synergie.

Et tous les jours pourtant, lorsque vous avez fini votre journée et que vous écoutez parler les hommes politiques, et tous ceux qui occupent les médias, on vous dit qu'il y a un sens de l'histoire qui programme la disparition des nations ; on vous dit qu'il n'est pas bien de penser que l'Europe puisse être autre chose qu'une idée et un marché économique, et que ses réalités géographiques, culturelles, nationales diverses ne comptent pas ; que le fédéralisme européen c'est le sens de l'histoire.

Alors vous vous dites qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans la tête de ceux qui dirigent ce pays.

Vous vous dites qu'ils regardent le monde non pas tel qu'il est mais tel qu'il voudraient le voir ; vous vous dites qu'ils sont malades d'idéologie et d'utopie et que l'aberration soviétique, loin de les guérir, les a amenés à remplacer l'utopie communiste par l'utopie européiste comme marche pied vers l'utopie mondialiste.

Car, dans le monde entier en réalité, on roule dans la direction des nations, dans la direction des réseaux, à la recherche de la puissance ; car dans le monde entier on fuit les blocs de l'époque de Messieurs Brejnev et Giscard d'Estaing.

Et cependant là, sur un bout d'Eurasie, en Europe occidentale, on roule en contresens, en niant les peuples, en niant les religions, en niant les cultures, en voulant tout unifier, tout uniformiser, en abandonnant la recherche de la puissance.

Dans le monde entier, dites le partout, les nations s'attachent à faire gagner leur différence, à optimiser leur puissance. Tandis qu'en Europe, les gouvernements s'épuisent à créer « en interne » des carcans qui les forceront à se ressembler.

Les Etats Unis sont souverains et le restent. Sont-ils en voie de disparition ? Les pays asiatiques mènent tous des politiques de souveraineté. Seraient-ils anachroniques ? Leur croissance ne peut au contraire qu'inquiéter les pays occidentaux.

Tous ces peuples seraient-ils donc des arriérés parce qu'ils croient encore dans leur nation ?

Loin de là, alors que dans son ensemble, l'Europe vieillit et s'efface lentement du club des puissants, les nations américaines et asiatiques s'affirment.

La réalité, et il faudra le clamer haut et fort, c'est que l'avenir est aux nations et que l'européisme, bien au contraire, est une vieille idée, dépassée, soviétique, et qui ne peut qu'échouer.

Moi j'ai un peu de mémoire. Ma formation d'historien a forgé la conviction qu'il fallait inscrire nos analyses du présent dans le temps long de l'histoire. Et ce qui me rend optimiste c'est que les bonimenteurs qui nous disaient en 1999 que le Pacte de stabilité est le fondement même de l'euro, nous disent aujourd'hui que, peut-être, le Pacte de stabilité est une erreur.

S'ils se sont trompés sur le Pacte de stabilité pourquoi auraient ils raison sur l'euro ? En réalité, c'est tout leur système qui est une erreur, car il est le produit d'une idéologie, celle du mondialisme, dont les dogmes sont faux.

Chacun voit chaque jour à la télévision combien la négation des peuples, de leur histoire, de leur souveraineté, de la réalité indépassable qu'ils représentent, peut se transformer en cauchemar.

Toutes les utopies sociales, économiques, politiques, se sont transformées en cauchemar.

Nous ne sommes pas des nostalgiques. Nous ne sommes pas des conservateurs. Ceux qui croient cela n'ont rien compris au sens du combat souverainiste.

Le combat souverainiste est tourné vers l'avenir, pas vers le passé. Il veut donner un avenir à la France et aux Français.

C'est le combat de la raison, le combat du bon sens, sur l'utopie, car le bon sens fait toujours moins de morts que l'utopie, car le réalisme et le pragmatisme font toujours moins de morts que les idéologies internationalistes et mondialistes qui prétendent refaire la façade du monde.

Voilà la conviction du géopoliticien, c'est que tous ces morts, c'est que tous ces enfants que l'on voit écrasés « sous les bombes de la liberté » sont morts à cause d'idéologues malades qui veulent imposer leur gouvernement mondial, qui veulent imposer leur utopie, ceci au mépris des peuples qui ont le droit à l'exercice de leur liberté par la souveraineté nationale.

Le souverainisme c'est la nation, et la nation c'est l'ennemie de l'empire. De tous les impérialismes, américain, islamiste, internationaliste.

L'avenir est aux nations et parmi ces nations la France peut avoir un avenir aussi grand que son passé. Cela ne tient qu'à la volonté des Français.

Il y a près de 200 Etats souverains dans le monde. La France est au tout premier plan des puissances politiques, elle l'a montré dans la crise irakienne en faisant le choix de ses intérêts comme l'ont fait aussi les Etats Unis, la Grande Bretagne, la Russie et la Chine.

Hélas, après M. Giscard, on a voulu convaincre des générations entières que la France était une puissance moyenne, et qu'elle n'était plus une grande puissance. Mais ce n'est pas parce que les hommes politiques sont devenus moyens que la France est moyenne. Lorsque l'on est la deuxième ou la troisième puissance politique mondiale, la seule puissance mondiale en Europe avec la Grande Bretagne, on n'est pas dans la moyenne des 200 Etats, on est dans le haut du tableau.

C'est sa politique de souveraineté qui rend la France grande. Quand 18 nations européennes sur 25 trouvaient leur intérêt du côté des Etats Unis, la France trouvait le sien hors du bloc euro atlantique, dans le monde, en agissant conformément à ce qu'elle est : une puissance d'équilibre, une puissance mondiale, refusant la politique des blocs, car accepter les blocs c'est accepter de ne plus être une puissance mondiale.

Pour un bloc euro atlantique où elle ne sera plus qu'un bout d'Europe, la France est elle prête à abandonner son siège au Conseil de Sécurité, sa force de frappe nucléaire, la francophonie, sa politique arabe, africaine, de troisième voie en direction de la Russie et de la Chine ?

Par définition, une grande puissance discute d'égale à égale avec les Grands, ses amis, Américains, Anglais, Allemands, mais aussi, puisqu'elle est indépendante et fonde sa puissance sur l'équilibre qu'elle apporte au monde, avec Russes, Chinois, Arabes...

L'avenir est aux nations, l'avenir à la France.

Mais à deux conditions pour notre pays :

1/ retrouver notre liberté en oeuvrant pour une grande Europe des Etats souverains, fondée sur la coopération et la cohérence culturelle et historique, une Europe dont les frontières sont tracées par les clochers.

2/ retrouver le courage de faire les réformes nécessaires.

La souveraineté est une condition nécessaire, mais elle n'est pas suffisante pour rendre durablement un peuple libre et influent.

La France doit retrouver les chemins de la puissance.

Et c'est là que la conviction profonde du géopoliticien, convaincu que l'avenir est aux nations et que la France a encore un bel avenir devant elle si elle le veut, que cette conviction rejoint toutes ces convictions fortes qui sont ici réunies.

La conviction de l'ouvrier, qui sait que la désindustrialisation de notre pays est le résultat de capitaux sans patrie, qui, zappent de territoires en territoires, de coûts de production en coûts de production, de délocalisations en délocalisations.

C'est la conviction du salarié qui sait que le déclin de la civilisation du travail au profit du culte du loisir prépare un nouvel ordre mondial où l'Asie et les pays travailleurs du Sud deviendront tout puissants.

C'est la conviction du paysan, que sait bien que Bruxelles a organisé sa mort en remplaçant son revenu réel par la subvention.

C'est la conviction du pêcheur qui sait qu'on lui promet, un avenir de pêcheur de fioul, et que l'on subventionne pour qu'il saborde son bateau.

C'est la conviction de ce jeune entrepreneur qui n'en peut plus d'un Etat gargantua fiscal l'écrasant sous la botte de l'impôt pour toujours moins d'efficacité, toujours moins de puissance, toujours plus de gaspillages, et toujours plus d'argent pour les clientèles électorales nourries par l'Etat providence.

C'est la conviction du chasseur qui ne comprend tout simplement pas quelle légitimité a un fonctionnaire européen pour le priver des matins clairs d'une chasse en forêt.

C'est la conviction de tous ceux qui, faute d'argent pour changer de quartier, et malgré leurs « efforts citoyens » ont bien du mal à se persuader qu'il n'y a ni islamisation de la France, ni progression de la Barbarie délinquante.

C'est la conviction de ces femmes qui ont fait trop d'enfants pour mériter la considération d'une société où un enfant privé de cartable de marque et de cahiers décorés sera bientôt plus à plaindre qu'un enfant privé de parents de sexes opposés.

C'est la conviction de cet enseignant qui croit encore dans le mérite, dans l'effort, dans la transmission des savoirs, dans le respect d'autrui et l'esprit de courtoisie, et qui refuse de devenir la victime expiatoire d'enfants que l'on a oublié d'éduquer.

C'est la conviction de tous ceux qui se sont indignés de voir tant de Français montrer pour leurs vacances plus d'intérêt que pour leurs Anciens.

Une France souveraine

Une France fière de son identité

Une France compétitive

Une France civilisée, car nous avons trop laissé progresser la Barbarie et la culture de mort dans notre pays.

Voilà les quatre directions d'un combat politique enfin centré sur l'homme et la nation.



Aymeric CHAUPRADE

Directeur de campagne des européennes 2004 pour Philippe de Villiers

Directeur des études à l'Ecole de Guerre

Professeur de science politique à l'Université de Neuchâtel en Suisse

Directeur de collection aux éditions Ellipses à Paris.

Rédacteur en chef de la Revue Française de Géopolitique.

Dernier ouvrage paru (2003) : Géopolitique, Constantes et changements dans l'histoire, Paris, Ellipses, 960p.

# Posté le jeudi 28 septembre 2006 18:19

EXTREME-DROITE !

EXTREME-DROITE !
Horreur et mal absolus, danger mortel, syndrome caractéristique de l'intelligence humaine déficiente, terme à prétention académique que la médiacratie utilise pour qualifier la « bête immonde ». On trouve tout et n'importe quoi dans cet ensemble aux contours imprécis des organisations, des positions, des écrits, des attitudes que l'on baptise « d'extrême-droite ». L'adjectif suffit à diffamer celui qui en est affublé. L'extrême-droite, c'est la violence, la guerre, le meurtre de masse, le racisme, la démagogie, la bêtise etc...
Pourtant, qu'y a-t-il de commun entre le national-socialisme païen et anti-chrétien et le catholicisme de tradition, entre le socialiste Mussolini et le chef vendéen Charrette, entre le libéralisme du Club de l'Horloge et le responsable de l'attentat sanglant d'Oklahoma ?

Terme "fourre-tout", l'extrémisme dit de droite n'a pas de véritable colonne vertébrale. Le contenant compte ici beaucoup plus que le contenu. Il ne serait venu à l'idée de personne de qualifier le Général de Gaulle d'extrêmiste de droite lorsque celui-ci défendait avec panache son « Europe des patries ». Aujourd'hui, vouloir construire l'Europe des patries, c'est vouloir « le repli sur soi, les isolements diplomatique et économique de la France ». L'Europe des patries est désormais une idée d'extrême-droite, au sens politico-médiatique du terme, c'est-à-dire une idée ringarde et inacceptable.

Des lois instituant la préférence nationale ont été votées par la Chambre du Front Populaire dans les années 30. A cette époque, l'approche « nationale » des problèmes sociaux était comprise et acceptée de tous. De nos jours, la préférence nationale est une idée que personne n'ose plus défendre. C'est être « d'extrême-droite » que de vouloir privilégier les français en France dans les domaines de l'emploi, du logement et de l'aide sociale.

Dans le Larousse on peut lire que l'extrême-gauche, c'est « l'ensemble des mouvements situés à gauche des partis communistes et socialistes » !
On y exclut donc le parti communiste et ses 150 millions de morts. Le parti communiste est ainsi considéré comme un parti qui n'a rien d'extrême.
En outre, la gauche, selon le Larousse, c'est « l'ensemble des groupements et partis qui professent des idées progressistes ». Ainsi quand on est de gauche on est dans le camp du progrès et, à fortiori, quand on est « d'extrême-gauche », car on est alors en toute logique dans le camp du « progrès extrême » !

Toujours selon le Larousse, l'extrême-droite serait « la fraction de l'assemblée dont l'opinion est plus conservatrice ». C'est une définition peu explicite car où commence et où s'arrête le conservatisme ? Surtout à l'Assemblée Nationale dans laquelle l'extrême-droite n'est d'ailleurs même pas représentée malgré ses 5 millions d'électeurs.

Pourquoi le parti communiste n'est-il pas considéré comme un mouvement d'extrême-gauche ?
Pourquoi qualifie t-on complaisamment les étudiants révolutionnaires de « gauchistes », alors qu'a contrario, une organisation nationaliste étudiante n'est jamais qualifiée de syndicat étudiant « droitiste » (le mot n'existe même pas) mais toujours de syndicat « d'extrême-droite » ?

Les mots ont leur importance. Il faut gagner cette bataille du vocabulaire et ne pas laisser l'adversaire fixer lui-même ses propres règles et ses propres limites au débat politique.

Oui nous sommes certainement extrêmement de droite, mais par un effet d'opposition et de contraste au reste de la classe politique qui partage désormais très largement et bien au-delà des clivages habituels des valeurs et des idées de gauche.

# Posté le lundi 04 septembre 2006 17:12